Ferme de la Bourdaisière
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Quelques chiffres…

Pour ceux qui souhaitent entrer un peu dans le détail de notre ferme, voici quelques chiffres qui peuvent vous intéresser (vous pouvez cliquer sur les différents tableaux et graphiques pour agrandir les images).

2017

2017 laisse entrevoir une pérennisation de l’activité de la ferme pour la suite. Malgré tout, cette dynamique n’est visible que sur les derniers mois, ce n’est donc pas encore une année positive du point de vue de la rentabilité.

L’équipe a de nouveau légèrement évolué :

– Rachel, arrivée en novembre 2016 est rapidement montée en compétence et est aujourd’hui la responsable de la ferme.

– Xavier quant à lui préfère animer les formations et les visites, il s’est donc focalisé sur ces activités et a quitté l’équipe de la ferme. Il nous donne encore un appui technique ponctuel quand nécessaire.

– Tom a rejoint la ferme en juin 2016. Il seconde aujourd’hui Rachel.

Le suivi scientifique de la ferme n’a pas été poursuivi cette année, nous ne présenterons donc pas cette fois les temps travaillés ni les consommations exactes de la ferme. Nous vous proposons un bilan économique, humain et de biodiversité.

 

  • Chiffre d’affaires

Cette année, la ferme a fait un chiffre d’affaires de 19 861,25€ hors taxes et 21 137,41 TTC, pour une TVA moyenne de 6%. Ce chiffre d’affaires comprend les ventes de légumes mais aussi les visites guidées sur la ferme, d’où une TVA globale légèrement supérieure à 5% (20% pour les visites).

Comme le montre le graphe suivant, ce chiffre d’affaires a été réalisé en grande majorité à partir du mois d’août (> 85%). C’est le temps qu’il a fallu pour mettre en route la production après le changement d’équipe et trouver et pérenniser les débouchés commerciaux.Le chiffre d’affaires est réalisé à 90% sur la vente de légumes. Les débouchés sont pour 88% des magasins (demi-gros) et 12% de la vente directe (événements).

La répartition de la vente des différents légumes est présentée ci-dessous. Le chiffre d’affaires se fait principalement sur les légumes fruits (courges, tomates, …).

Notons que la surface cultivée a été d’environ 3 700m² mais qu’elle a rarement été utilisée entièrement en simultanée.

Voici un bilan des quantités de légumes-racines et légumes-fruits vendus sur l’année :

 

  • Charges et investissements

La ferme a dépensé pour environ 14 000€ en consommable et matériel. Parmi les investissements conséquents cette année :

– Les semences

– Du matériel pour plus de confort dans la maison (chauffage)

– Du matériel d’irrigation

– Des filets de protection des cultures

– Des outils

– L’entretien du camion

 

  • Bilan humain

La ferme emploie deux personnes (Rachel et Tom) et  accueille de nombreux stagiaires sur toute l’année :

– Un stagiaire « longue durée » pour la partie administrative de la ferme, la communication extérieure et une aide sur le terrain.

– Nous avons eu 21 personnes sur le terrain cette année, principalement des personnes en formation agricole (BTS production horticole, BPREA, …).

 

  • Biodiversité

Nous participons depuis plusieurs années à un programme de suivi de la biodiversité, avec plusieurs autres fermes maraichères bio de la région. Cette étude est coordonnée par la SEPANT (Société d’Étude, de Protection et d’Aménagement de la Nature en Touraine). Elle vise à analyser l’impact de ce mode de culture plus respectueux de la nature sur le développement, et éventuellement le retour, de la biodiversité.

Nous faisons un inventaire de la biodiversité : des relevés de « niches » à insectes une fois par mois et la SEPANT est venu faire des observations ponctuelles sur la flore et la faune. Les premiers résultats sont très positifs :

– Faune :

  • 12 espèces de papillons dont 1 typique de zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique,
  • 6 odonates (famille des libellules),
  • 12 orthoptères (famille des sauterelles).

– Flore : 101 espèces répertoriées en un seul passage.

 

 

 

 

Les atouts de la ferme sont la proximité de la forêt et la taille réduite : sur une petite surface, il existe beaucoup de bordures entre milieux différents et donc autant d’abris variés pour la biodiversité.

Ce n’est que le début de l’étude et de nouveaux résultats sont à venir.

 

 

2016

L’année 2016 a été complexe du fait de l’année charnière : changement d’équipe à la ferme, Nicolas, Benjamin & Marc nous ont quittés en fin d’année pour laisser place à Rachel & Xavier, mais aussi du fait de l’année climatiquement catastrophique. A cela s’ajoute les contraintes liées au design inspiré de la permaculture : choix de ne mettre quasiment aucune culture sur bâche afin d’expérimenter jusqu’où nous pouvons aller dans l’évitement des déchets et des matières fossiles mais cela implique un long travail de désherbage et donc un effet négatif sur la rentabilité de la ferme.  De plus, des erreurs techniques sont apparues, car l’erreur est humaine et cela arrive à tout maraîcher non expérimenté qui s’installe en fait !

 

  • Le chiffre d’affaires

La ferme de la Bourdaisière est en plein essor & les charges aussi! Deux grandes serres mobiles ont été mises en place afin de permettre une rotation des cultures.
Malgré des conditions météorologiques terribles (un printemps ultra-pluvieux suivi d’une canicule de 3 mois), qui ont fait perdre 30 à 50% du chiffre d’affaires aux maraîchers de la région Centre, le CA de la ferme de la Bourdaisière a tout de même augmenté de 36% atteignant en 2016 le montant HT de 26 433€.

 

  • Les heures travaillées

Notons que le désherbage est la clef de l’agroécologie ! Comme le dit si bien Xavier, c’est le PTB: Prends Ta Binette ! Alors tous les matins, stagiaires et salariés sarclent & binent pour une bonne préparation de la terre et laisser croître les plantes à leurs aises!

Il y a eu 8 600 heures de travail à la ferme de la Bourdaisière. Nous souhaitions voir ce qu’il est possible de réaliser comme CA en restant dans des conditions de travail « normées ». Or, malgré toute la motivation des équipes, travailler à 39h hebdomadaires annualisées n’est pas équivalent à un temps de travail de maraîcher classique qui, en France, se situe en moyenne entre 50 et 70h annualisées. La production s’en ressent. Ce constat nous interroge : peut-on travailler à 39h annualisées et sortir du SMIC horaire d’un métier de maraîcher bio diversifié inspiré de la permaculture ? Est-ce un objectif prioritaire que de limiter le temps de travail des maraîchers ?  Sur ce deuxième point, nous dansons sur deux jambes : d’un côté, le métier sera d’autant plus attractif que les maraîchers pourront avoir des week-end, du temps libre, etc. D’un autre côté, être maraîcher est un projet de vie, et nombreux sont ceux qui ne comptent pas leurs heures, parce qu’ils ne sont pas dans cette logique et que le métier leur apporte satisfaction Question ouverte donc…

 

 

  • L’état organique du sol

Notre terre reste difficile à cultiver : sol sableux, très faible taux de matière organique au départ, terrain soumis au vent fort, quasiment pas d’argile, etc. Un apport en matière organique fût donc conséquent durant les 3 premières années afin de permettre une bonne fertilisation. Malheureusement, la quantité fût un chouia de trop et des effets négatifs sont apparus tel que le rumex!
Notre stratégie est de reconstituer le sol et non de le « gaver » de plantes. Cela prend du temps…

 

 

2015

Quelques chiffres économiques : 

  • Le graphique et le tableau ci-dessous détaillent le Chiffre d’Affaires de 19 497 € de la Ferme de la Bourdaisière en 2015 :
  • Le graphique ci-dessous représente la répartition du temps de travail de nos maraîchers en 2015 :

Le suivi du temps de travail de nos maraîchers est essentiel car nous souhations proposer un modèle dans lequel nous prenons soin de l’humain et au sein duquel nous restons donc dans le cadre du temps de travail légal pour un salaire raisonnable. Nos maraîchers ont travaillé en moyenne 39 h / semaine. Certains pics d’activité saisonniers ont pu être compensés par des périodes plus creuses.

  • Fertilisation : Un soin particulier est apporté au suivi de la fertilisation et à l’évolution de la composition de notre sol. Nous avons continué d’appliquer une stratégie d’amendement raisonné au service de la création d’un sol davantage riche en matière organique.

Ci-dessous le tableau de suivi de notre fertilisation et de la composition du sol :

Quelques indicateurs clés de notre activité en 2015 : 

et maintenant quelques chiffes agronomiques :

chiffres

 

2014

Quelques chiffres :

tableau-chiffres-fda-09-12-2014