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Faire ses semences (1)

Faire ses semences : comment ?

Les fermes du réseau Fermes d’Avenir placent la réflexion sur les semences au cœur de leur démarche. En effet, les fermes inspirées de la permaculture ont comme objectif de produire de la nourriture saine tout en respectant la nature. Or, cultiver avec la nature implique de pouvoir sélectionner les variétés adaptées aux conditions pédo-climatiques, conditions qui varient d’une ferme à une autre. Grâce à cette sélection, qui implique de ne pas utiliser des semences de variétés hybrides (les fameuses F1 – voir une explication plus bas et dans la deuxième partie de ce dossier « Faire ses semences (2) : pourquoi ? »), les légumes sont adaptés aux conditions de la ferme et peuvent être cultivés sans dépendance à des engrais, pesticides ou fongicides.

Dans ce dossier, nous commencerons par aborder les bonnes pratiques qu’une micro ferme peut adopter. Nous finirons (dans « Faire ses semences (2) : pourquoi ? ») par le constat des dysfonctionnements actuels liés aux semences hybrides industrielles, expliquant les raisons pour lesquelles il est essentiel qu’une ferme se ré approprie les savoir-faire de reproduction des semences.vente blettes

Ainsi, nous prenons le parti d’aborder les solutions d’abord, pour rappeler en fin de dossier le « problème ». En effet, la permaculture nous invite à faire partie de la solution …

Ci-dessous sont expliquées les trois stratégies que nous proposons pour adopter une démarche permaculturelle vis-à-vis des semences :

Stratégie 1 : acheter des semences de variétés dites « anciennes » ou « fixées »

Semences « anciennes », « fixées » (ou paysannes) et « hybrides » : de quoi s’agit-il ?

On distingue souvent les graines de variétés dites « anciennes » des variétés dites « hybrides ». Derrière les mots se cache une réalité assez complexe.

La sélection humaine a joué un rôle essentiel dans l’évolution des plantes utilisées pour l’alimentation ou la santé ou l’énergie. En cherchant systématiquement à multiplier les individus aux caractères les plus intéressants, l’humain a accéléré la différenciation des plantes : cela a donné les variétés dites « anciennes ». Ces variétés sont transmises de génération en génération. Ce sont les jardiniers et quelques semenciers conscients qui les conservent.

ferme d'Orvilliers2Les variétés dites « hybrides » se rapportent aujourd’hui aux semences créées par l’industrie semencière. A partir d’un sujet mâle et d’un sujet femelle, dont le patrimoine génétique est entièrement maîtrisé, les semenciers créent des semences hybrides. Ces semences sont donc produites à partir de parents clones. Les semences achetées donnent à la première génération de plantes les caractéristiques attendues (et précisées sur le paquet de semences : « carotte longue », « tomate charnue », etc). Cependant, si l’on sème les graines issues de cette première génération, on obtient des plantes dont au moins 50 % (en moyenne) ne sont pas fidèles aux caractéristiques indiquées sur le paquet des semences initiales.

En deuxième partie du dossier sont détaillés les problèmes liés à ces semences hybrides.

L’hybridation est un phénomène naturel dans la nature, permettant le renouvellement du patrimoine génétique des plantes, et donc l’adaptation aux changements de condition de culture. L’hybridation (via pollinisation croisée) est possible au sein de la même espèce de plantes, et si les plantes sont allogames (voir ci-dessous).

hybridation naturelleCliquer ici pour voir le schéma en grand.

Les variétés dites « fixées » (ou paysannes) désignent toutes les variétés non issues de l’hybridation industrielle. Elles sont donc issues de sélection naturelle par les humains (qui sélectionnent les « meilleures » plantes pour produire leurs graines, en fonction des caractéristiques recherchées). Ce sont également des variétés hybrides dans le sens où elles sont issues du croisement entre plantes de différentes variétés (ou de même variété). En effet, les plantes ont deux modes de reproduction sexuée : elles sont autogames ou allogames. « Autogames » signifie que la fécondation entre le pollen et l’ovule se produit dans une même fleur ; « allogames » signifie que cette fécondation a lieu entre deux fleurs différentes.

Autogamie : la fécondation de la plante est réalisée par son propre pollen. Les fleurs sont hermaphrodites (organes mâles et femelles dans la même fleur). La maturité des gamètes est simultanée.

Allogamie : la fécondation a lieu par le pollen d’une autre fleur (fécondation croisée). Chez les plantes allogames, la dispersion du pollen est importante. La fécondation est croisée. Celle ci est favorisée par plusieurs mécanismes, dont la monoécie (deux sexes séparés sur la même plante), la dioécie (sexes séparés sur des pieds différents), auto-incompatibilité et compétition pollinique favorisant le pollen étranger et nécessité d’intervention des insectes.

Les végétaux autogames reproduisent fidèlement d’une génération à l’autre les caractères de la plante, les différences de l’une à l’autre étant du domaine de la variabilité génétique au sein d’une même souche. Les végétaux allogames permettent un plus fort renouvellement génétique grâce aux croisements entre sujets d’une même variété ou de variétés différentes au sein d’une même espèce.

Les variétés fixées (ou paysannes) désignent donc à la fois les variétés anciennes, les variétés nouvelles (non hybridées en laboratoire) ainsi que toutes les variétés que vous pourrez créer dans votre jardin, en sélectionnant les semences des sujets adaptés à vos conditions pédo climatiques.

Acheter des variétés dites fixées ou paysannes

Dans un premier temps, un agriculteur peut se fournir en variétés fixées. De nombreux producteurs existent (liste non exhaustive) :
Essembio

Germinance
Grain’Avenir
Graines del Païs
Jardin’enVie
Kokopelli

La ferme de Sainte Marthe

La boîte à graines
Le Biau Germe

Le Jardin de Tantugou
Les Croqueurs de Carottes
Les semailles
Payzons ferme
Pépinière La Belle Verte
Potager d’un Curieux

En achetant des semences chez ces fournisseurs, on leur garantit la possibilité de continuer leur travail de conservation de variétés reconnues pour leurs caractéristiques telles que le goût, la résistance à la sècheresse, aux maladies, leurs couleurs, etc. Ces fournisseurs peuvent également – grâce à cette diversité génétique – sélectionner les plants les plus intéressants d’une génération à une autre et faire évoluer les variétés avec l’évolution du climat et des maladies.

Stratégie 2  : produire ses propres semences

Dans une deuxième étape, une ferme peut tout-à-fait produire ses propres semences. Elle a le droit d’acheter des semences « fixées », de les multiplier, de cultiver des légumes à partir des semences reproduites, et de vendre ces légumes. Ce qu’elle n’a pas le droit de faire, c’est de vendre les semences produites. Plus de détail dans la deuxième partie de ce dossier (« Faire ses semences (2) : pourquoi ? »).

De nombreux ouvrages et de sites internet (voir en fin de dossier) expliquent les techniques de reproduction des semences. Nous invitons le lecteur  s’y référer, à suivre une formation s’il souhaite approfondir, et surtout à appliquer dans son jardin ce qu’il vient d’apprendre.

Nous parlerons ici de l’expérience de la ferme de la Bourdaisière.

Sur la ferme, nous travaillons avec des fournisseurs de semences qui produisent uniquement des semences paysannes.

Année 1 (2014) : achat de semences et de plants. Pour les semences : budget : 550 € ; pour les plants : budget 1400 €; récolte de graines de fleurs (soucis, œillets d’Inde, Tournesols, amarantes) et de quelques légumes (artichauts, poireaux).

Année 2 (2015) : surface cultivée doublée par rapport à 2014. Achat de semences et de plants. Pour les semences : budget : 900 € ; pour les plants : budget : 2000 € ; davantage de plants ont été auto produits. Récolte de graines de haricots, mais, radis, navets, etc.

Année 3 (2016) : première année de pleine production de la ferme (jusqu’à présent, en raison de démarrage tardif dans la saison, les maraîchers ont pu travailler seulement sur une saison incomplète). Davantage de plants sont produits, notamment dans une serre ce qui limite le budget achat de plants qui est un budget non négligeable. Une stratégie de conservation de semences est mise en place pour les courges, courgettes, haricots, petits pois, concombre, melons, poireaux, basilic, betterave, épinards, fèves, laitue, mâche, mais et radis.

Pourquoi ce choix ?
  • petits pois, fèves et haricots : sont des plantes autogames. Différentes variétés ne peuvent donc pas s’hybrider entre elles, ce qui permet de produire une grande diversité de petits pois et de haricots sans complexifier pour autant le mode de reproduction des semences. Ces plantes font partie des semences les plus faciles à reproduire. En effet, il suffit de récolter les graines des gousses bien sèches en fin de saison, de mettre les graines au congélateur 48h (afin d’éliminer la bruche, petit coléoptère dont la larve mange les graines), et de stocker les graines pour l’année suivante.
petits pois
Les petits pois, comme les haricots, sont des plantes autogames : les fleurs s’auto fécondent (fleurs hermaphrodites avec les organes mâle et femelle dans la même fleur)
  • courges, courgettes et melons :  appartiennent à la grande famille des Cucurbitacées, famille de plantes allogames, ce qui signifie que les variétés d’une même espèce peuvent s’hybrider. Si nous souhaitons produire des semences fidèles au légume les portant, nous devons donc :
    • soit cultiver une seule variété par espèce : par exemple, on ne cultive qu’une seule variété de melon (Cucumis melo). Concernant les courges, comme il existe différentes espèces de courges, on peut cultiver une seule variété de courge par espèce. Par exemple, la courge sucrine du Berry (de l’espèce cucurbita moschata) ne peut pas s’hybrider avec une courge spaghetti (de l’espèce cucurbita pepo). Par contre, la courge spaghetti peut s’hybrider avec une courgette (espèce cucurbita pepo également).
    • soit cultiver différentes variétés par espèce et réaliser une pollinisation manuelle pour éviter les hybridations. C’est en général ce que nous faisons puisque nous souhaitons proposer aux consommateurs des goûts et des formes variées de légumes, donc nous ne voulons pas nous limiter en termes de variétés cultivées sur la ferme. A titre d’exemple, si nous plantons des potirons rouge vif d’Etampes et des potirons bleu de Hongrie (tous deux appartenant à la même espèce Cucurbita maxima), nous pollinisons la fleur femelle d’un potiron rouge vif d’Etampes avec du pollen d’une fleur mâle de la même variété, donc un potiron rouge vif d’Etampes, pour nous assurer que les graines récoltées, une fois semées l’année suivante, donneront bien des potirons rouge vif d’Etampes (et non un hybride issu du croisement entre cette variété et le potiron bleu de Hongrie).

Pour polliniser manuellement une fleur de courge, on identifie une fleur femelle (reconnaissable au fruit au départ de la fleur) encore fermée (donc sans risque d’avoir été pollinisée naturellement). On l’ouvre et on y dépose du pollen issu d’une fleur mâle de la même variété de courge. On referme la fleur (avec du papier et un scotch) pendant 2-3 jours pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’autre pollinisation. On repère le fruit qui se forme avec un tuteur pour être sûr de récolter les graines de ce fruit, quand il sera bien mûr.

fleur mâle et femelle courgette
Fleurs de courgette : mâle à gauche et femelle à droite

On fait de même avec les melons et les courgettes.

différentes courgettes
La plupart des courgettes appartiennent à la même espèce, cucurbita pepo, et peuvent donc s’hybrider naturellement (pollinisation par les insectes et par le vent)

  • les poireaux : appartiennent au genre allium et à l’espèce allium porrum. Les poireaux issus de cette espèce sont de différentes variétés : jaune gros du Poitou, poireau de liège, géant d’hiver, etc. Toutes ces variétés peuvent s’hybrider. Pourtant, il n’est pas difficile de faire des graines de poireaux sans risquer une pollinisation croisée. En effet, les poireaux sont des plantes bisannuelles (fleurissent la 2ème année après plantation). Or, en maraîchage, on récolte les poireaux pour la vente avant floraison. Pour faire des semences, il suffit de sélectionner quelques sujets de poireaux d’une même variété et de ne pas les récolter la première année. L’année suivante, on les laisse monter en fleurs puis graines et on les récolte. Ainsi, même si la première année, on a cultivé différentes variétés de poireaux, en ne sélectionnant qu’une seule variété pour les graines, on a laissé monter en graines uniquement cette variété, évitant ainsi toute pollinisation croisée avec les autres variétés qui ont été mangées dès la première année.

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    Les fleurs de poireaux sont en plus très belles et attirent les pollinisateurs.
  • Les radis : appartiennent à la famille des brassicacées (auparavant appelées crucifères), plantes allogames. Tous les radis font partie de la même espèce : raphanus sativus. Ainsi, il est possible de récolter les graines si on ne cultive pas plus d’une variété de radis susceptible de fleurir en même temps. On ne cultivera pas des radis rond écarlates en même temps que des radis rose de Sézanne qui sont toutes deux des variétés de printemps. Ou alors, il faudra s’assurer qu’on ne laisse fleurir que la variété dont on veut conserver les graines. Par contre, il est tout-à-fait possible de cultiver et de laisser fleurir des radis de printemps et du radis noir qui ne fleurira que tard dans la saison. Un radis donne des centaines de graines (sans compter que les siliques fraîches peuvent être consommées !).
  • Les laitues : sont des plantes autogames appartenant au genre latuca. Attention, les chicorées ne sont pas des laitues ! Les chicorées appartiennent à un autre genre et sont allogames (genre chicorium). Il faut donc bien distinguer les laitues des chicorées (que l’on regroupe souvent sous le terme non botanique de « salade » qui dénomme en fait tout légume dont les feuilles peuvent être mangées en salade). Faire ses propres graines de laitue est simple puisqu’il n’y a aucun risque de pollinisation croisée (et donc d’hybridation avec une autre variété de plante). Cependant, au moment de récolter des graines, pour maintenir la variabilité génétique, on garde plusieurs porte-graines par variété de salades dont on mélange les graines à la récolte. Les critères de sélection que nous utilisons à la ferme sont : pomaison, résistance à la montée en graine, bord des feuilles ne noircissant pas trop vite.
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    Laitues qui montent en graines

    Inutile non plus de « perdre » la salade pour faire des graines. On peut tout à fait récolter et vendre la salade puis récolter les graines. En effet, au moment de couper la salade, il suffit de laisser un trognon assez important et comportant des bourgeons pour qu’il y ait assez de tiges florales. Les graines sont mûres lorsque le plumet qui les surmonte est bien visible. On coupe alors les tiges florales une à une, puis on les met à sécher sur des bâches avant de les battre et de les trier.

  • Le maïs : fait partie de la famille des graminées, famille dont la plupart des espèces sont des allogames (hormis l’orge et quelques blés). Chez le maïs, les inflorescences mâles et femelles sont séparées. L’inflorescence femelle, qui donnera l’épi, est à l’aisselle d’une feuille. L’inflorescence mâle se trouve au sommet de la plante.schéma maisA priori, les fleurs femelles peuvent être pollinisées par du pollen de la même plante ou de plantes différentes. Cependant, l’émission du pollen est plus précoce que la réceptivité des stigmates. Comme le pollen est dispersé par le vent, la pollinisation croisée se réalise dans la majorité des cas.La séparation des sexes et la grande taille des inflorescences nous permettent de modifier aisément ce comportement aléatoire et d’obtenir, selon ce que l’on souhaite, des lignées « pures » par autopollinisation ou hybrides par pollinisation croisée.
    Autopollinisation : les inflorescences sont protégées par un sac. A maturité, le sac contenant l’inflorescence mâle est secoué au dessus de la fleur femelle. L’obtention d’une lignée pure pour les caractères choisis demande plusieurs générations.
    Pollinisation croisée : Pour obtenir un hybride AB, les plantes des lignées pures A et B sont cultivées conjointement (en lignes bien distincte). La plante choisie comme femelle est castrée. Elle sera fécondée par le pollen de B.
Milpa_Les trois sœurs
Mais en début de culture, avec cultures intercalaires de courges et de haricots ; mai 2015

A la ferme, on plante une seule variété de maïs chaque année (par exemple, le maïs doux Golden Bentam), pour nous assurer que les graines récoltées sont bien de cette variété.

  • La mâche : appartient à la famille caprifoliaceae. Son mode de pollinisation est autogame, les fleurs de la mâche étant hermaphrodite (les fleurs portent les organes des deux sexes, étamines et pistil). Il est donc facile de récolter les graines. La technique est la suivante : en général vers fin mai, on coupe les tiges. On les attache au dessus d’un récipient et quelques semaines plus tard il n’y a plus qu’à secouer le bouquet pour que toutes les graines tombent.
  • Le basilic : famille des lamiacées, le basilic est une plante allogame. Pour récolter les graines, nous plantons une seule variété par serre afin de limiter au minimum les risques d’hybridation avec d’autres variétés de basilic que l’on plante ailleurs sur la ferme.

Stratégie 3 : créer un réseau de jardiniers conservant les semences de la ferme locale

Reproduire toutes ses semences nécessite une réelle organisation, de solides compétences et un temps de travail supplémentaire non négligeable. Au sein du réseau Semences Paysannes, certaines organisations mettent en place un travail complémentaire associant jardiniers amateurs et paysans au sein d’un même collectif. Les jardiniers, consommateurs des produits de la ferme voisine, peuvent ainsi conserver et pré-multiplier les semences utilisées par la ferme. De cette façon se crée un lien positif : la ferme produit des légumes sains et de qualité, et le jardinier/consommateur conserve les graines lui garantissant ainsi la production par son maraîcher de produits toujours sains et de qualité !

schéma jardinier - maraîcher pour production semences

Cliquer ici pour voir le schéma en PDF.

A noter que les exemples les plus aboutis de travail complémentaire entre jardiniers et paysans se trouvent en céréales ( ex : blé et autres par l’association Pétanielle). Pour les collectifs qui travaillent sur le maraîchage, les exemples sont moins précis et dépendent des modes de reproduction des plantes ( pour les plantes allogames, les distances d’isolement nécessaire pour conserver les types variétaux imposent des contraintes). En potagères, le travail peut être plus technique qu’en céréales, ce qui demandent une organisation bien définie.

Lire la partie 2 de ce dossier : Faire ses semences : pourquoi ?

Liens :

Sites web didactiques :
Mouvements nationaux sur les semences :
  • réseau des semences paysannes : réseau constitué de plus de soixante-dix organisations, toutes impliquées dans des initiatives de promotion et de défense de la biodiversité cultivée et des savoir-faire associés. Outre la coordination et la consolidation des initiatives locales, le Réseau Semences Paysannes travaille à la promotion de modes de gestion collectifs et de protection des semences paysannes, ainsi qu’à la reconnaissance scientifique et juridique des pratiques paysannes de production et d’échange de semences et de plants.
  • graines de vie : lancé par Philippe Desbrosses, graines de Vie est un mouvement citoyen pour la sauvegarde des variétés potagères et fruitières. 100 ambassadeurs vont être formés en 2015 et 2016, qui formeront chacun à leur tour 50 personnes, pour une transmission du savoir-faire.
  • graines de troc : plate-forme en ligne où chacun peut proposer et échanger ses graines, en constituant tous ensemble une collection commune. Chaque envoi de graines permet d’obtenir un jeton et donne la possibilité de choisir parmi les variétés de la collection. Le troc, c’est l’occasion de partager nos richesses et de faire l’expérience d’un autre mode d’échange.
Acteurs nationaux :
  • le GNIS : groupement national interprofessionnel des semences et plants. Sur ce site, vous trouverez notamment des données sur la filière des semences en France (72 entreprises de sélection, 246 établissements producteurs de semences et 17 000 agriculteurs-multiplicateurs). Vous aurez aussi la position du GNIS sur le changement climatique et le travail d’adaptation des semences à encourager, via les OGM. Position officielle, utile à connaître pour se forger une opinion en toute connaissance de cause.
  • afin de donner un autre point de vue sur le travail du GNIS, voici publié en 2013 un échange de courriers ayant eu lieu entre le GNIS et Kokopelli.
  • le réseau de semences paysannes.
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Ce dossier a été réalisé par Horizon Permaculture