Ferme de la Bourdaisière
     

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Foire Aux Questions (FAQ)

Vous vous posez des questions sur notre organisation, notre vision de la transition agricole et notre manière de travailler avec d’autres acteurs ?

Parce que la transparence et le dialogue sont importants pour Fermes d’Avenir, nous répondons ci-dessous aux questions qui nous sont le plus souvent posées. S’il vous reste néanmoins des sujets sur lesquels vous aimeriez échanger avec nous, nous serions ravis de recevoir votre message.

 

Sur notre vision de l’Agriculture

Comment appliquez-vous la Permaculture chez Fermes d’Avenir ?

A l’origine Fermes d’Avenir a été créée pour accélérer la transition agricole des territoires en soutenant des dynamiques d’installation et de conversion de fermes vers des pratiques agroécologiques,  respectueuses de la terre et de l’humain. La permaculture est une philosophie qui est à la fois guide et gardienne de nos pratiques et de nos projets.

Au quotidien l’équipe souhaite intégrer les principes de la permaculture dans la vie de l’association elle-même : intelligence collective, vision systémique, cohérence dans les prises de décision. Fermes d’Avenir a l’ambition de promouvoir l’éthique de la permaculture dans des contextes  économiques contraints, et de faire reconnaître la pertinence de cette approche.

Nous avons conscience que la permaculture est un horizon, mais que nous ne sommes pas encore en pleine application de ses principes.

 

Quel type de bio défendez-vous ?

Fermes d’Avenir défend et soutient le développement de l’agriculture biologique : le cahier des charges AB est une base essentielle et un référentiel reconnu à la fois par les producteurs et les consommateurs. Augmenter la part de bio en France est un objectif essentiel.

En parallèle, il convient d’aller plus loin, et nous préconisons une agriculture qui produise plus d’énergie qu’elle n’en consomme, qui garantisse des conditions de travail dignes, qui régénère la biodiversité et qui assure ainsi la résilience de nos sociétés. Cette agriculture, “Bio ++”, est non seulement possible mais elle a le mérite d’être bénéfique pour les producteurs, les consommateurs et l’environnement. Concrètement, nous encourageons les actions en faveur de l’autonomie en intrants de la ferme, la gestion durable de l’eau et des sols, la plantation d’arbres et de haies, l’éco-construction, les circuits-courts. L’équilibre personnel et la formation de l’agriculteur sont également pris en compte.

 

Quelle est votre position sur l’Agriculture de Conservation vs le Bio ?

Dans la gestion des adventices il y a deux grands courants : les producteurs bio n’ont pas recours aux produits chimiques mais travaillent le sol de manière plus ou moins forte (certains pionniers réussissent à ne pas labourer), et les agriculteurs conventionnels souhaitant tout de même “conserver les sols” au maximum cessent de labourer (ce qui ne veut pas dire qu’ils n’utilisent plus du tout le tracteur) et emploient des herbicides, en général le glyphosate. Le sujet du bio vs le non-labour est donc complexe, dans le sens où aucune solution technique ne semble évidente. Aujourd’hui des expérimentations sont réalisées, mais sont insuffisantes, peu partagées, et difficilement reproductibles partout.

Pour les agriculteurs souhaitant à la fois se passer du labour et des herbicides, Fermes d’Avenir milite pour un accompagnement aussi bien technique que financier. A ce stade, nous nous gardons bien de donner des leçons, cependant nous agissons sur :

  • la mise en relation d’acteurs qui se mobilisent pour faire converger des objectifs de bio et de préservation des sols
  • la capitalisation et la diffusion des meilleures pratiques
  • la mise en oeuvre et le financement d’expérimentations (ex : en Touraine)

Dans nos missions, nous encourageons nos partenaires à questionner leur système agricole et tester des pratiques différentes (reconstitution du sol, limitation drastique des intrants, gestion des rotations, adaptation des espèces et variétés, complémentarité avec l’élevage, ou changement d’orientation agricole). La surabondance des produits chimiques dans nos modes de vie nous rend malades et pollue l’air, l’eau et les sols. Il faut donc tout faire pour s’en passer.

 

Pourquoi avez-vous fermé la Ferme de la Bourdaisière ?

La Ferme de la Bourdaisière  était un projet expérimental de Fermes d’Avenir, avec l’un des objectifs principaux de prouver, par la pratique, que l’agroécologie n’est pas moins rentable que l’agriculture dite conventionnelle, et que les agriculteurs peuvent en vivre dignement. Nous avons développé le projet pendant 5 ans, et ce que nous y avons appris a nourri quantités de programmes de notre association et fait avancer et médiatiser les enjeux de l’agroécologie et de la permaculture en France. Néanmoins, plusieurs éléments, que nous développons dans cette tribune explicative, rendaient le pari d’atteinte de la viabilité complexe . En parallèle, nous développions, au travers de nos programmes, de plus en plus de liens avec de nombreuses fermes qui fonctionnent et démontrent leurs « triples performances », ce qui nous a amené à arbitrer sur le fait qu’il serait plus efficace de transmettre différentes réussites largement plutôt que de nous focaliser sur une seule ferme.

 

Est-ce que ça veut dire que les fermes agroécologiques ne sont pas rentables ?

Justement ! Ce n’est pas parce que la viabilité d’une ferme est difficile à atteindre dans un contexte que tout le modèle est remis en cause !

De nombreuses fermes agroécologiques sont viables économiquement. Elles limitent les charges en faisant travailler la nature (fertilité des sols, lutte biologique, etc…), sont moins endettées (intrants, autoproduction, maîtrise des investissements), et valorisent mieux leurs produits (moins d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs). Du reste, elles gagnent en résilience grâce à une diversification de leurs activités (polyculture-élevage, maraîchage, céréales, apiculture, arboriculture, transformation…) et de leurs débouchés (modes de commercialisation).  Plusieurs d’entre elles, que nous avons découvertes ou rencontrées via nos différents programmes, sont visibles sur la carte du Réseau Fermes d’Avenir, où vous pourrez trouver plus de détails sur la viabilité et la diversité de leurs modèles économiques.

 

Quelle est votre légitimité pour parler d’Agriculture ?

Fermes d’Avenir compte une équipe d’une dizaine de personnes, aux profils diversifiés : la majorité de nos collaborateurs sont en lien étroit avec le monde agricole. Le reste de l’équipe, venant du monde associatif ou de l’entrepreneuriat social, complète ces compétences et permet de tisser des passerelles avec d’autres réseaux ou contextes.  “Ce ne sont pas les fabricants de bougie qui ont inventé l’électricité”, aussi nous considérons que la complémentarité des profils qui composent notre équipe nous permet justement de penser “hors du cadre”, d’appréhender les questions agricoles grâce à des visions complémentaires et ainsi d’inventer les réponses innovantes qui ont fait la spécificité de Fermes d’Avenir depuis ses débuts. Dans sa globalité, c’est la diversité de l’équipe qui illustre le monde agricole de demain, avec de nouvelles compétences diversifiées.

 

Sur nos collaborations avec d’autres acteurs

Pourquoi travaillez-vous avec des acteurs privés, notamment la grande distribution ?

« Nous gagnerons ensemble ou nous perdrons collectivement. » Fermes d’Avenir estime qu’il est essentiel de relier les mondes et de travailler avec les acteurs qui sont prêts à s’engager, en cohérence avec nos valeurs et nos exigences, de manière à avoir un impact fort, à même de provoquer, à la bonne échelle, l’indispensable basculement du modèle agricole.

Aujourd’hui, l’immense majorité du système alimentaire repose sur un modèle industriel, et 70% des consommateurs se fournissent auprès de la grande distribution. Le défi que nous souhaitons relever est de mettre en lien les acteurs des filières, quelle que soit leur taille (transformateurs, distributeurs, coopératives), avec les producteurs et organisations de producteurs pour faire évoluer conjointement les techniques agricoles et les pratiques d’achat.

 

A quoi sert Fermes d’Avenir par rapport à tous les acteurs agricoles historiques ?

Fermes d’Avenir est une structure complémentaire aux acteurs agricoles historiques (comme Terre de Liens, la FADEAR, le réseau CIVAM, la FNAB ou les Chambres d’Agriculture), et nous re-dirigeons d’ailleurs souvent les personnes qui nous contactent vers eux.

Nous apportons des réponses différentes et innovantes pour favoriser l’émulation entre de nombreux acteurs agricoles et non agricoles. En particulier, nous cherchons des solutions pour les personnes qui souhaitent s’installer hors du cadre familial, ou qui réorientent leur parcours professionnel vers l’agriculture (les néo-ruraux). Nous accompagnons des acteurs privés qui souhaitent s’investir dans la transition agricole mais qui ne savent pas par où commencer.

Nous proposons de nouveaux programmes pour mobiliser des financements (concours, finance citoyenne, comptabilité triple capital), et pour développer des compétences larges (payculteur avec une vision de territoire, compagnonnage, programme pour les migrants).

 

Qui finance Fermes d’Avenir ?

Fermes d’Avenir est financée grâce à des prestations facturées (formations, conseil) et du mécénat. Pour chaque programme, nous cherchons les partenaires les plus indiqués et engagés, et vous trouverez à cette page la liste des partenaires détaillée pour chacune de nos actions. 

Nous souhaitons fédérer les mondes autour de ces enjeux et laisser à chacun sa place dans la transition agricole. Nous avons néanmoins nos lignes rouges et la chance de pouvoir « choisir » nos partenaires. Nous veillons particulièrement à ne pas servir de caution verte à des entreprises qui ne s’engageraient pas réellement, et limitons notre relais purement ‘image/logo’ des partenaires : nous préférons de loin établir des synergies avec eux pour faire évoluer leur cœur de métier.