Ferme de la Boudaisière
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Recherche et Développement

Depuis bien longtemps, l’innovation et la recherche en matière d’agriculture tournent autour des semences (avec en arrière-plan la question éthique de brevetage du vivant), des phytosanitaires (au risque de les considérer comme une solution avant tout), des gros engins et nouveaux robots (qui remplacent petit à petit les emplois agricoles et ruraux) et de produits financiers (dans un contexte mondialisé dominé par le cours des matières premières…).

Pour inscrire l’agriculture dans une perspective de résilience, indépendante des énergies fossiles et qui saura s’adapter aux aléas climatiques à venir, nous pensons qu’il est urgent de mettre notre inventivité et nos compétences au service de technologies bas-carbone s’inspirant notamment des systèmes naturels.

La permaculture est une méthode de conception d’écosystèmes humains équilibrés, qui s’inspire pour son volet agricole du fonctionnement de la forêt et des prairies permanentes.

Une forêt produit bien plus de biomasse qu’un champ de blé cultivé, et ceci sans intrants, sans énergie autre que celle fournie par le soleil, sans déchets.

La Ferme de la Bourdaisière

Le premier projet de recherche de l’association Fermes d’Avenir est la mise en place d’une microferme expérimentale s’inspirant de la permaculture, en Touraine : la Ferme de la Bourdaisière, qui a commencé à sortir de terre en avril 2014.

Sur une parcelle sableuse de 1,4ha, nous produisons des légumes et documentons toute l’aventure avec un véritable protocole scientifique.

L’objectif de ce premier projet est d’évaluer la viabilité économique, technique et sociale de ce type d’approche, d’identifier les éventuels freins et de proposer des pistes structurelles ou politiques pour permettre l’essaimage de telles fermes sur les territoires. C’est ainsi que sont nés respectivement le concept de payculteur et le plaidoyer Fermes d’Avenir.

En effet, nous sommes convaincus du bien-fondé de la généralisation d’une agriculture composant avec les forces de la nature et non contre elles. Une agriculture qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme, qui crée de l’emploi, restaure la biodiversité…et si, dans notre projet expérimental comme dans d’autres fermes de notre entourage, nous identifions des leviers d’action susceptibles de favoriser et d’encourager ce genre de projets, nous nous faisons un devoir de digérer et porter ces éléments aux décideurs, c’est notre action de lobbying.

C’est en ce sens qu’a été rédigée la Charte Fermes d’Avenir, décrivant des fermes qui, selon nous, seront à même de nourrir sainement et localement les populations tout en remplissant de précieux services écosystémiques.

Vous pourrez trouver l’ensemble des informations relatives à cette expérimentation de la Bourdaisière sur ces différents liens : Design de la Ferme, Historique du projet, Chiffres de la Ferme.

Pour acheter des légumes ou visiter la ferme, rendez-vous sur le site de la Ferme de la Bourdaisière.

 

Autres axes de recherche

Les outils pour cultiver

Lorsque nous avons débuté notre projet, nous avons eu la chance de rencontrer Eliot Coleman, un maraîcher de plus de 80ans, vivant aux Etats-Unis, et qui a toute sa vie joué au Géo Trouvetou pour améliorer ses conditions de travail.
Il s’est inspiré des maraîchers parisiens du XIX°siècle, et a développé des prototypes d’outils simples et efficaces.

Il nous a beaucoup inspirés et après avoir acheté certains de ses outils incontournables (semoir de précision à 6 rangs, récolteuse à mesclun) sur un site américain, nous avons à notre tour décidé de bricoler ou d’accompagner des personnes pleines d’idées.

Serre mobile

Cave enterrée

Serre bioclimatique mobile

 

Ce que font nos amis et partenaires…

Partout, nous découvrons des idées formidables pour améliorer les conditions de travail des agriculteurs, développer leur activité ou optimiser leur impact environnemental.

Lors des concours, des visites de fermes ou tout simplement parce que nous recevons ces infos par mail, nous avons le plaisir immense de constater que l’agriculture de demain se construit dès aujourd’hui avec des techniques et technologies qui n’existaient pas forcément hier.

Nous vous invitons à découvrir ces innovations sur cette page de notre site.

Les outils de gestion

Application pour aider à la planification

Pour un maraîcher, l’étape de planification est un vrai casse-tête qui consiste à jongler avec l’espace et le temps : préparer son calendrier de semis, la répartition des différentes variétés, l’assolement, etc.

Après avoir consulté plusieurs maraîchers bien installés, nous avons réalisé que tous utilisaient des outils faits-maison : des tableurs bien personnels, des cahiers, ou tout simplement leur intuition.

Avec plusieurs étudiants de l’université des Métiers du Multimedia et de l’Internet (MMI Bordeaux), nous avons travaillé à une application dédiée à ce travail de planification culturale.
La première version est accessible à ce lien, et nous avons désormais associé à ce travail de développement le Réseau des Jardins de Cocagne et l’un des experts techniques du GABBTO, afin qu’ils puissent apporter leurs idées et leur vision.

Ce travail sera bien évidemment disponible sous licence Creative Commons, c’est-à-dire que toute personne qui le souhaite pourra récupérer le code source pour l’améliorer, et nous proposer sa nouvelle version.

Simulateur de plan d’affaires

L’un des objectifs de notre association est de doter les porteurs de projet d’outils simples et efficaces pour dessiner leur projet.
La partie économique est évidemment un enjeu-clé de la réussite de son installation, et nous comptons développer, sur 2017 et 2018, une interface intelligente qui permettrait à chacun, en renseignant les informations pédoclimatiques de sa parcelle, ses objectifs en termes de production, ses débouchés possibles, les ressources disponibles, d’obtenir un tableau d’investissements à prévoir et un compte de résultat prévisionnel.

Nous envisageons dans un second temps d’associer à ce simulateur un volet supplémentaire que nous avons baptisé : la comptabilité mutante.

Ce terme barbare désigne en fait une partie de la comptabilité qui n’est généralement jamais considérée dans les plans d’affaires, mais qui pourrait intéresser les porteurs de projet mais surtout les élus des territoires sur lesquels ils comptent s’implanter.
Grâce à un diagnostic écologique d’un projet (comme les diagnostics de l’agriculture paysanne ou du Ministère), un petit algorithme évaluera les impacts écosystémiques fournis par la ferme sur son territoire.
En se reportant aux études scientifiques visant à chiffrer ces services écosystémiques (comme le Plaidoyer Fermes d’Avenir par exemple), le diagnostic écologique pourra proposer une estimation des bénéfices directs et indirects de l’implantation d’un projet sur un territoire.

Exemple : une ferme de 3hectares située près d’un champ captant, si elle adopte des pratiques biologiques, permet de préserver une certaine quantité d’eau des nappes phréatiques, et ainsi d’économiser à la collectivité un certain montant auparavant affecté à l’adduction d’eau potable…

La comptabilité mutante permettra d’estimer ce chiffre, argument supplémentaire pour le porteur de projet lorsqu’il devra aller convaincre le maire de sa commune de l’aider dans son projet

Mais aussi…

Un travail sur notre Démarche biodiversité

Une construction d‘Outils pédagogiques