La ferme de la Boudaisière
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Perspectives économique, scientifique et politique

Comment dupliquer ce genre de projets ?

“Vous devez incarner le changement que vous souhaitez voir se produire dans le Monde” Mahatma Gandhi

C’est pour mettre en pratique cette belle pensée que nous lançons aujourd’hui ce projet de méthode de création de microferme. L’objectif que nous poursuivons est plus ambitieux que l’implantation d’une microferme : nous souhaitons donner au plus grand nombre l’envie et les moyens de lancer leur propre projet territorial agricole écologique et rentable.
Notre défi aujourd’hui est de créer un modèle lisible, duplicable, et validé par les institutions.

Nous devons donc :

  • modéliser et faire la preuve scientifique et économique de la faisabilité et de la rationalité de ce modèle ;
  • donner envie aux gens susceptibles de monter un tel projet ;
  • structurer, en lien avec les autorités compétentes, les formations ;
  • faciliter l’accès à la terre ;
  • accompagner sur le plan pratique et économique les porteurs de projet ;
  • s’inscrire dans un réseau Français, Européen et mondial.

Notre site web s’enrichira au fil de l’eau d’autres cas d’études similaires, en partageant les retours d’expérience ayant eu cours dans d’autres conditions, afin de mailler le territoire et de donner aux agriculteurs qui le souhaitent tous les éléments techniques pour mener à bien la conception de leur microferme en permaculture et agroforesterie.
Ce type de projets enthousiasme beaucoup les citoyens, et nous programmons régulièrement des visites de la ferme, des conférences, et bientôt des sessions de formation à ce type de méthodes.
Il apparaît essentiel, pour les autres missions que nous voulons mener à bien, que les institutions soient parties prenantes.

Nous avons également produit des propositions politiques qui peuvent être portées à différents niveaux, elles sont disponible sur la page du comité scientifique et économique

Un accompagnement institutionnel indispensable

L’ambition que nous portons est d’intérêt général. Elle dépasse le cadre de la Bourdaisière et doit pouvoir s’étendre au niveau national, voire international, mais ne pourra se concrétiser qu’en lien avec les pouvoirs publics.

STATUT DE L’AGRICULTEUR, ACCES A LA TERRE
Une des questions fondamentales pour transposer ou adapter l’expérience de la Bourdaisère en différents lieux est l’accès à la terre.
Dans le cas de la Bourdaisière, le terrain a facilement été loué par l’association porteuse du projet, mais cela fait figure d’exception.

Le système que nous proposons n’est réalisable que sur des surfaces restreintes, de l’ordre de 1 à 2 hectares, il s’agit donc de terrains de taille particulièrement réduite.

Les porteurs de projet peuvent s’associer à des propriétaires fonciers, dans le cadre d’un bail agricole à définir pour créer une microferme sur leurs terres aujourd’hui inutilisées.
De nombreux propriétaires peuvent être volontaires pour reproduire un modèle efficace d’agriculture de proximité:  il remet de la vie dans cette terre et valorise économiquement la surface.
En simplifiant, il existe 6 types de foncier:
Propriétaire foncier individuel (ex: grande propriété familiale), fondation reconnue d’utilité publique, entreprise disposant de foncier non valorisé pour sa production, collectivité locale, foncier propriété d’un agriculteur cherchant à transmettre son exploitation, foncier agricole pour lequel l’agriculteur souhaite se diversifier ou expérimenter de nouvelles pratiques.

Les motivations et les solutions pratiques pour faciliter un nouveau projet peuvent être très différentes sur ces 6 types de foncier.  (voir la fiche pratique par catégorie de foncier_V2)

FINANCEMENT ET FISCALITE

Beaucoup de porteurs de projets ont besoin d’une aide pour l’investissement initial et les frais de fonctionnement des 4 premières années.
Ces projets peuvent bénéficier de plusieurs ressources: bancaires, publiques, citoyennes (par exemple par le biais de la finance participative, comme le propose par exemple la plateforme Blue Bees.

FILIERES DE FORMATION
Pour anticiper le besoin en main d’oeuvre que représente un tel projet de société, il convient dès à présent d’associer les lycées agricoles, et les instituts de recherche. Ce levier essentiel ouvrira la voie à de nombreux projets d’installation et affirmera l’implication des pouvoirs publics dans cette démarche.

Un impact rapide et conséquent

PREVISIONS QUANTITATIVES
Dès lors que le modèle aura fait ses preuves, nous pensons que de nombreuses microfermes pourront “pousser” en France.
En 10 ans, nous estimons le potentiel à entre 50 et 100.000 nouvelles microfermes, investissant ainsi 50000 à 250000 hectares. Cela permettrait de fournir des paniers hebdomadaires à entre 1 500 000 à 10 000 000 de familles réparties sur les territoires.
Bien entendu, ces chiffres ne pourront être atteints qu’avec l’aide des pouvoirs publics (cf. ci-dessus) et une visibilité médiatique importante.

ANALYSE ECONOMIQUE
Si nous parvenons à générer 100 000 installations de microferme, cela engendrerait entre 100 et 200 000 emplois, pour des retombées économiques de l’ordre de 3 milliards d’euros par an.

Nouveau paradigme

Toute l’ambition que nous portons se résume en une nouvelle vision du territoire.
Des fermes de petites surfaces, fortement productives, écologiques et adaptées aux paysages urbains ou semiurbains, préfigurent un nouveau paradigme des sociétés de demain : responsables de la santé des écosystèmes et des habitants, garants de services économiques non délocalisables et pérennes, porteurs d’un message positif et pragmatique pour les générations futures…Nous sommes dès à présent engagés dans la transition, et ces fermes sont notre avenir !