Ferme de la Bourdaisière
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Journal de Bord

Les premières planches…

Ca y est, après avoir planté les arbres, mis la clôture, nous voilà fin prêts pour entrer dans le vif, le très vif du sujet : les planches de culture.

Pour l’instant, nous allons faire cela à la main, entièrement, pour bien comprendre l’importance et les particularités de chaque étape, ce que je vais tenter de vous décrire ici.

D’abord, il faut « dessiner » ce qui sera le passe-pied (le chemin) entre deux planches voisines. Avec un cordeau, nous repérons donc les deux bords de la future planche. Avec une fourche-bêche, on décaisse donc les passe-pieds en rabattant la terre à l’endroit de la planche : ce faisant, nous créons un dénivelé entre les passages et les zones de culture, un peu rehaussées.
La seconde étape consiste, pour nous, qui partons d’une prairie, à éliminer les mottes de terre, agrégées par les racines de l’herbe qui régnait sur le champ. Avec une griffe (croc), nous émiettons donc au maximum, en ramenant les mottes en bout de planche : nous les mettrons toutes en tas pour les laisser se décomposer tranquillement.

Ensuite, nous apportons du compost : le nôtre provient d’un négociant du coin qui, après avoir récupéré le fumier des écuries d’Anadée, à côté de la Bourdaisière, le composte, le vend à des chamignonniers bio. Ils s’en servent pour leurs cultures, puis le lui rendent après un cycle de cultures. C’est alors que ce compost, bien sec (en théorie…), est livré sur notre parcelle.
Nous mettons 2 brouettes et demi par planche, et nos planches font 25m de long sur 0,80m de large (soit 20m²).

Une fois le compost incorporé à l’aide du croc, la finition peut commencer : à l’aide d’un râteau, nous dessinons la planche, en marquant le plus précisément possible les bordures, pour la distinguer sans peine du chemin, et nous tentons de la rendre la plus plate possible pour faciliter le passage des semoirs (notamment le semoir de précision qui demande une terre très fine et régulière).

Au total, il faut à peu près 20 passages pour réaliser une planche, et chacun de ces passages est l’occasion de retirer les pierres ou cailloux pour affiner au maximum la terre.

Enfin, comme nous n’avons pas encore reçu nos plants, nous recouvrons le tout (planche et chemin) de broyat d’élagage (comparable à d

u BRF), afin que la terre conserve sa fraîcheur et que les adventices ne l’envahissent pas trop rapidement !