Ferme de la Bourdaisière
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Journal de Bord

Les joies de la traction animale

Après plusieurs semaines entièrement à la main, nous voulions expérimenter une technique des plus nobles, la traction animale.

Grégoire autant que moi-même avions régulièrement eu la chance d’assister, sur d’autres fermes, à des sessions de travail de la terre à l’aide de chevaux, et avions pu constater l’efficacité de cette méthode.

Il est bien entendu impensable de se lancer tête baissée dans un tel travail soi-même, d’autant que cela signifierait de devoir héberger un équidé sur notre ferme, voire deux pour qu’ils ne soient pas malheureux….et cela implique beaucoup de choses : de l’espace, de la nourriture, de l’attention, sans compter que nous ne sommes absolument pas en mesure d’assurer le travail nous-mêmes, c’est un vrai métier.

Après quelques recherches, nous avons identifié un paysan spécialiste, qui travaille de ferme en ferme avec ses chevaux.
Rendez-vous fut donc pris pour le 1er avril !

Bernard est donc arrivé du Mans avec son van, et Ukraine, une fière jument percheronne.
Installée sur la parcelle est encore en friche, elle avait de quoi brouter et se dégourdir les pattes pendant son repos.

L’idée était donc de lui faire réaliser le plus de planches/buttes possible sur la parcelle ouest, parcelle que nous avions déjà commencé à dessiner, à la main.

Nous avions anticipé la venue de Bernard et Ukraine en positionnant des cordeaux aux endroits de chaque planche, afin de guider le travail.

Impressionnant. Attelée d’un soc simple, Ukraine dirigée par Bernard a enchaîné les aller-retours, et nous tout sourire de voir les jardins prendre vie les uns après les autres.
60 planches, en 2 jours. Beau résultat.

Pour réaliser une planche, donc, 3 passages au soc pour imprimer les passe-pieds, puis 3 à la herse pour aplanir les buttes…et le tour état joué.

Petite particularité pour les buttes en hugelkultur, mais ça on vous en parle dans un prochain billet !